Le 2e samedi du mois
cours de calligraphie à la bibliothèque de Val de Saâne 76
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Le 2e samedi du mois
cours de calligraphie à la bibliothèque de Val de Saâne 76
Démonstrations de calligraphie
au salon du livre d'Andé
dimanche 9 octobre 2011
samedi 3 et dimanche 4 septembre 2011
démonstrations de calligraphie à l'office de Tourisme de Rouen
changement
les cours de Mantes la Ville
seraont à la rentrée aux ateliers d'arts de la ville
Le papier traditionnellement employé en calligraphie chinoise est un papier spécial, très absorbant, appelé « papier Xuan » ou « papier de Xuan » en
raison de son origine.
On fabrique du papier Xuan aussi bien en Chine qu’au Japon ou en Corée. Il est vendu à l’unité, en feuilles ou en rouleaux, et disponible en quatre épaisseurs qui sont désignées comme
ci-après :
- Une couche
- Double couche
- Triple couche
- Quadruple couche
Pour calligraphier, on emploie essentiellement le papier d’épaisseur « une couche » ou « double couche ».
Pour commencer, le modèle idéal est le Moon Palace ou « Palais de la Lune ». C’est le nom qui fut donné à l’origine au papier Xuan fabriqué par les Japonais, mais il est à présent
également fabriqué en Chine et à Taiwan. Ce papier pour exercices possède une face à grain lisse et une à grain plus marqué. S’il vaut mieux écrire sur la face lisse, certains
calligraphes affirment que la face rugueuse convient mieux à l’esprit de la calligraphie chinoise.
Le papier absorbant à base de coton est de plus en plus employé, tant en calligraphie qu’en peinture, mais ici encore tout est question de goût.
Pour les exercices, procurez-vous du papier de calligraphie plus absorbant, meilleur marché. Souvent de couleurs jaune ou brun clair, il est parfois enrichi d’une grille de neuf carrés
visant à guider le tracé pour respecter les proportions relatives des traits. Dans ce cas, il faut se procurer les modèles de caractères imprimés avec une grille ou tracer le grille soit
même sur une photocopie des modèles. Enfin, le papier pelure et le papier journal procurent d’excellents supports pour les exercices.
Le papier décoratif.
Les Chinois aiment exécuter leurs calligraphies sur du papier décoratif : papier de base d’écorce de mûrier à la superbe texture, papier moucheté d’or incrusté ou papier rouge ou or, très
appréciés pour les fêtes. Les calligraphes utilisent aussi du papier orné de motifs en filigrane représentant les symboles de la chance, des bienfaits, du dragon ou de la longévité.
Les autres supports.
Bine que la calligraphie chinoise traditionnelle emploie du papier absorbant, il n’y a aucune raison de ne pas s’intéresser à d’autres catégories de papier. Pensez au papier
Kraft, au papier à lettres, au papier d’emballage, au papier cartonné de différents grammages, ou encore au papier destiné à la peinture (aquarelle, papier toilé, etc.) Lorsque vous
écrivez sur du papier peu absorbant, veillez simplement à imbiber davantage les pinceaux avec de l’encre et exercez sur les poils une pression légèrement plus prononcée.
Il est d’ailleurs possible d’exécuter des calligraphies sur n’importe quel support – papier, tissu, bois, céramique ou terre cuite – pour orner n’importe quel article. A vous de faire
votre imagination !
La tradition veut que le calligraphe prépare l’encre en broyant le
bâton sur la pierre à encre. Du point de vue uniquement technique, c’était encore indispensable il y a quelques années, lorsque la qualité de l’encre liquide ne convenait guère à la
calligraphie chinoise. Toutefois, les fabricants ont fait de tels progrès qu’il est possible désormais de se passer de la corvée du broyage – bien que les puristes insistent sur le fait
que l’opération constitue une étape essentielle dans le processus de concentration.
L’encre ordinaire des Occidentaux est trop liquide pour le papier absorbant. L’encre de Chine contient en revanche de la résine qui la rend plus consistante, et elle devient indélébile en
séchant. Attention : comme elle tache irrémédiablement le tissu, il est fortement conseillé de protéger ses vêtements.
Vous trouverez de l’encre de Chine liquide en flacon pour calligraphie dans toutes les grandes boutiques de matériel pour artistes et de loisirs créatifs.
A la sortie du flacon, l’encre est assez fluide, mais elle épaissit rapidement en séchant. Patientez seulement 5 à 10 minutes avant de l’utiliser afin qu’elle adopte la consistance
voulue. Si elle est trop épaisse, ajoutez simplement davantage d’encre – jamais d’eau, car celle-ci éclaircit le ton.
Versez une très petite quantité d’encre dans la coupelle. Pour les petits caractères, quelques gouttes suffisent ; pour les caractères plus grands, augmentez la quantité.
Outil traditionnel pour le broyage du bâton d’encre, la pierre à encore constitue par ailleurs un superbe réservoir pour l’encre liquide. Nettoyez-la soigneusement en fin de séance afin
de ne pas laisser s’encrasser la surface polie. Si vous ne possédez pas de pierre à encre, utilisez une coupelle en faïence.
Les couleurs.
Certes, l’encre demeure le choix traditionnel, mais il est possible de calligraphier des caractères avec toutes sortes de peintures. Pour les œuvres gestuelles, plus artistiques, préférez
les pigments à l’eau – aquarelle, acrylique, gouache. En revanche, évitez la peinture à l’huile qui n’offre pas la fluidité voulue pour l’exécution des traits.
Les accessoires.
Procurez-vous également les articles suivants :
• Grand bocal pour le nettoyage des pinceaux.
• Papier journal pour protéger le plan de travail.
• Grandes feuilles de papier brouillon sur lesquelles vous poserez le papier de la calligraphie (papier absorbant) afin d’absorber l’excédent d’humidité (changez régulièrement de feuilles
pour disposer constamment d’un support propre).
• Poids (galets, presse-papier, gros livres) pour que le papier ne glisse pas pendant l’exécution de la calligraphie.
• Palette pour mélanges de couleurs.
Pour des questions de présentation, la touffe de poils des pinceaux chinois neufs est maintenue par une pellicule de résine. Avant de commencer à
calligraphier, il faut débarrasser les soies de cette pellicule en « ouvrant le pinceau ».
En calligraphie, la méthode d’ouverture du pinceau diffère de celle employée pour peinture. Dans le second cas, puisqu’on travaille avec toute la touffe, il faut retirer toute la
pellicule. En calligraphie il est beaucoup plus difficile de contrôler le mouvement du pinceau lorsque toute la touffe est ouverte, c’est pourquoi on ne l’ouvre généralement qu’à
demi.
Pour cela, trempez la pointe du pinceau dans l’eau froide pendant 3 à 5 minutes. Lorsque la pointe commence à se relâcher, retirez-la de l’eau sans attendre que le processus s’étende au
reste des poils. L’usage du pinceau finira par ouvrir entièrement les soies, mais l’encre et la patine les auront alors suffisamment raffermies. Essuyez immédiatement les soies avec du
papier absorbant ou avec une serviette douce. Le pinceau est prêt à l’emploi.
L’entretien des pinceaux
Les bons pinceaux de calligraphe chinoise, souvent des œuvres d’art à part entière, méritent un soin tout particulier. Voici quelques conseils qui vous
aideront à conserver vos outils en bon état.
• Après ouverture, ne remettez pas le pinceau dans l’étui (cellophane ou bambou) dans lequel il vous a été vendu, vous émousseriez la pointe.
• A chaque fin de séance, nettoyer les pinceaux à l’eau claire, dans un bocal ou sous un filet d’eau froide, en débarrassant les poils de toute l’encre possible. Séchez avec du papier
absorbant. N’utilisez jamais d’eau chaude ou un jet trop fort qui abîmerait les soies.
• Ne laissez pas les pinceaux dans l’eau.
• N’utilisez pas de détergent ou de savon car ils forment une pellicule qui adhère aux soies.
• Rendez leur forme aux soies (pointes) après le nettoyage et laissez-les sécher à l’air libre.
• Enveloppez les pinceaux dans une petite natte en bambou spécialement conçu pour cet usage : les interstices qui séparent les baguettes laissent respirer les soies sans contenir
l’humidité.
• Pour fabriquer un étui à pinceaux : glissez deux longueurs d’élastique de couturière entre les lattes d’un rouleau de bambou comme si vous cherchiez à tisser l’élastique entre les
lattes ; glissez les pinceaux dans les anneaux ainsi formés entre l’élastique et le bambou.
• Ne rangez jamais les pinceaux dans des récipients fermés ou dans des sachets en plastique où les soies naturelles risqueraient de pourrir. Attendez toujours qu’ils soient bien secs
avant de les entreposer simplement à l’abri de la poussière.
En calligraphie chinoise, le pinceau doit rester parfaitement vertical, la pointe perpendiculaire au papier. Entraînez-vous à maintenir cette position avec fermeté de manière à obtenir des traits fluides et réguliers.
L’encre des pinceaux.
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Le plus simple consiste à tenir le pinceau en plaçant les doigts d'un côté du manche et le pouce de l'autre. |
La longueur du manche d’un pinceau de calligraphie chinoise correspond à la taille de la pointe et à l’objectif envisagé. En calligraphie chinoise, la position de la main varie, en effet,
en fonction de la taille des caractères. Pour les petits caractères, tenez le pinceau à 2 à 3 cm de la touffe. Pour les grands caractères, tenez le pinceau au niveau du milieu du manche.
Pour les gros caractères, tenez-le à 15 cm (trois-quarts) de la touffe afin de disposer de plus d’amplitude pour calligraphier les traits.
La place du bras et du poignet.
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Une autre solution consiste à placer l'index et le majeur s'un côté, les deux autres doigts et le pouce de l'autre de manière à obtenir une tenue stable et plus ferme. |
Pour les petits caractères, tenez le pinceau assez bas et posez le poignet sur le plan de travail afin qu’il soit stable. Si le poignet et trop éloigné de la surface, le pinceau risque de
ne pas atteindre le papier.
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Petits caractères: tenez le manche à 2 ou 3 cm de la touffe et laissez reposer le poignet sur le plan de travail. |
Pour les grands caractères, posez l’avant-bras sur le plan de travail mais pas le poignet. Il faut que vous puissiez exécuter les mouvements du coude sans entrave. Pour les gros
caractères et la calligraphie gestuelle telle que le cao shu, ni le coude ni le poignet ne doivent toucher le plan de travail afin qu’il n’y ait aucune restriction de mouvement. En règle
générale, la main ne doit jamais être située plus haut que l’épaule afin de ne pas créer de tension ; c’est ce qui explique que les calligraphes qui exécutent ce type d’œuvres travaillent
toujours debout.
La position de la main.
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Grands caractères: tenez le manche par le milieu et laissez reposer l'avant-bras sur le plan de travail mais en dégageant le poignet. |
Versez un peu d’encre dans la coupelle et laissez épaissir quelques minutes avant de commencer (voir page 22). Comme l’encre épaissit en séchant, jusqu’à devenir totalement inutilisable,
il est conseillé de s’en tenir à de faibles quantités. Si vous manquez d’encre en cours de travail, il suffira d’en ajouter au fil des besoins.
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Gros caractères: tenez le manche à 15 cm de la touffe. Coude et poignet ne doivent pas toucher le plan de travail. |
En calligraphie contrairement à la peinture, on ne se sert que de la partie et c’est la seule qu’il faut imbiber. De même, évitez de surcharger la touffe car vous auriez davantage de
difficultés à la nettoyer ensuite.
La réussite de la calligraphie repose sur la fluidité et sur la docilité du pinceau. Pour manipuler celui-ci, vous disposez de quatre mouvements qui, en se combinant, permettent d’obtenir des tracés très différents.
Les mouvements du poignet et du coude
Pour maîtriser la course du pinceau, on utilise en calligraphie deux mouvements différents. Les mouvements courts s’exécutent en se servant seulement du poignet, tandis que les mouvements plus amples font intervenir le coude.
Les traits courts.
Il suffit d’une simple rotation du poignet pour exécuter de petits mouvements de la main et, partant, du pinceau qui laisse sur le support des traits assez courts.
Par conséquent, le mouvement de rotation du poignet est essentiel pour l’exécution des petits caractères et pour les traits courts utiles dans les grands et les gros caractères.
Exercice du mouvement du poignet.
Tenez un pinceau fin à 2 à 5 cm de la touffe ; laissez reposer le poignet et l’avant-bras sur le plan de travail. Encrez la moitié inférieure des poils. Écrivez de droite à gauche les
caractères chinois correspondant aux chiffres de un à dix.
Ne vous souciez pas de l’ordre des traits pour le moment : l’objectif de l’exercice est de vous habituer au mouvement du poignet.
Répétez cet exercice plusieurs fois. Éloignez ensuite le bras de la surface du plan de travail en y laissant le poignet. Tenez le pinceau par le milieu du manche et répétez l’exercice en
utilisant le mouvement du poignet.
Les grands traits.
Avec les grands et les gros caractères, le mouvement du poignet ne suffit pas à disposer de toute l’ampleur suffisante. Pour amplifier les traits, il faut faire pivoter le bras à partir
du coude afin de couvrir une plus vaste surface. Entraînez-vous à ce geste, d’abord de haut en bas et de bas en haut, puis de gauche à droite et de droite à gauche.
Des traits aux idéogrammes.
La langue chinoise n'est pas fondée sur un alphabet, mais sur des caractères appelés "pictogrammes" ou "idéogrammes".
Les idéogrammes sont eux-mêmes composés d'une ou plusieurs unités fondamentales, qui se composent à leur tour d'un ou plusieurs traits élémentaires.
Depuis sa création, il y a quatre mille ans, l'écriture chinoise a su évoluer de diverses manières pour donner naissance à différents styles. Nous allons en présentez cinq parmi ceux qui ont eu
le plu grand rayonnement et sont encore employés à l'heure actuelle.
Chaque style d'écriture ("shu" en chinois) est apparu longtemps avant de ce développer et de connaître sont heure de gloire. Chacun d'entre eux s'est propulsé et affirmé sous l'influence de
contextes historiques décisifs et reste généralement lié à une pratique précise, comme la gravure des sceaux (zhuan chu) ou la transcription des documents officiels (li shu).
A l'heure actuelle, on utilise le kai shu - sous diverses variantes - pour imprimer les documents et livres; c'est le style du dictionnaire, celui que l'on apprend à l'école et que les
débutants en calligraphie abordent en premier lieu. En revanche, pour les communications courantes, les Chinois se servent désormais du xing shu. Les trois autre styles (zhuan shu, cao shu et
li shu) sont plutôt employés par les artistes.
La forme de chaque caractère diffère d'un style à l'autre, adoptant parfois plusieurs graphies au sein d'un même style lorsque les lettrés ont élaboré différentes manières de représenter un mot
au cours des siècles.
Le zhuan shu

Le zhuan shu est le plus ancien des cinq grands styles de calligraphie chinoise, et ses premières traces apparaissent à la dynastie Shang ou Yin (v. 1700-v. 1100 av. J.-C.). Appelé aussi "
écriture sigillaire " ou " écriture de sceaux ", il a de tous temps été employé pour graver les sceaux traditionnels et a dominé jusqu'à la première dynastie Qin "221-207 av. J.-C.).
Entre les dynasties Shang et Qin, la dynastie Zhou (v. 1100-256 av. J.-C.) et l'époque des Royaumes combattants (453-221 av. J.-C.), voient apparaître une Chine divisée et déchirée par des
conflits permanents qui ne favorisent guère le développement des arts tels que la calligraphie. Si le zhuan shu est largement répandu, ses expressions et ses formes diffèrent d'un royaume à
l'autre.
L'écriture est alors essentiellement destinée aux accessoires de cérémonie - inscriptions gravées ou peintes sur les tablettes commémoratives et les ustensiles sacrificiels en usage dans les
palais et les temples et les messages sont plutôt courts. Les poteries peintes de cette époque attestent de l'emploi d'une sorte de pinceau rudimentaire, bien avant l'émergence de modèle
moderne dont on attribue traditionnellement l'invention au général.Meng.Tian,.vers.250 av.J.-C.
Le li shu et cao shu
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Le kai shu et le xing shu
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La dynastie Tang (618-907) couvre l’un des chapitres les plus glorieux de l’histoire de la Chine. Prospère, stable, elle offre un terrain fertile au
développement de la calligraphie. L’engouement de toute la société pour les arts et pour la littérature suscité une compétition féroce entre lettrés. L’élégance et la précision du kai shu les
séduits.
Certains d’entre eux consigneront pour la postérité les instructions d’exécution de chaque trait. Il en reste d’ailleurs de nombreux vestiges, qui comptent aujourd’hui parmi les plus
précieuses sources de documentation. Les graphies anciennes en kai shu sont ainsi devenues des guides de référence pour l’apprentissage de la calligraphie.
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A la fin de la dynastie Tang, les cinq grands styles de calligraphie sont pleinement développés. Le xing shu demeure le style populaire, mais les artistes et les lettrés continuent
d’utiliser et d’exceller dans les autres styles en fonction de leurs goûts. Les empereurs des grandes dynasties suivantes : Song, Yuan, Ming et Quing : seront plus proches des lettrés que des
guerriers, et sous leurs reigne, l’art de la calligraphie continuera à prospérer.
Aujourd’hui, le xing shu demeure le style de la communication courante. Si la plupart des Chinois ne savent pas nommer la graphie qu’ils utilisent, ils sont capables de déchiffrer le kai shu, car c’est celui des documents imprimés. Les calligraphies et les artistes n’en sont pas moins nombreux à consacrer leurs efforts à perpétuer ou à raviver toutes les autres écritures, et de nombreuses écoles se spécialisent dans un style. En outre, dans leur exploration perpétuelle de l’art de la calligraphie, les lettrés continuent à produire de nombreux chefs-d’œuvre.
Tous les styles de calligraphies s’appuient sur les mêmes traits, qu’ils interprètent pour tracer les caractères dans la manière du style en question. Dans la mesure où le kai shu est à
l’origine des normes de construction de ces traits, il est indispensable que l’apprenti calligraphe débute par ce style. Par ailleurs, étant donné qu’il constitue l’écriture moderne
dominante, il est également préférable d’aborder les idéogrammes en xing shu. Afin d’allier les deux apprentissages, chacun des modules comporte aussi bien des instructions de tracé des
traits élémentaires en kai shu que des modèles d’idéogrammes en xing shu.
La calligraphie chinoise ne
nécessite que quatre outils, les « quatre trésors du cabinet de travail des lettrés » : le pinceau, le papier, l’encre et la pierre à encre.
Toutefois, chacun doit faire l’objet d’un soin particulier de manière à ce qu’il convienne parfaitement à la forme spécifique d’écriture abordée.
Les pinceaux
Le pinceau chinois se compose d’une touffe de poils enserrée dans un manche. Sur les modèles traditionnels, le manche est en bambou et les poils proviennent
d’animaux divers.
Ces derniers sont teints dans une couleur qui correspond à leur rigidité : les poils blancs sont souples, les poils bruns plus raides et les poils noirs très nerveux. Chaque pinceau est conçu
soit pour la peinture, soit pour la calligraphie, mais il en existe certains qui conviennent aux deux usages.
En calligraphie, le choix du pinceau est fonction de la taille des caractères, celle-ci étant classée en trois groupes :
Les caractères qui occupent un carré virtuel de 2,5 x 2,5 cm sont dits « Petits caractères ».
Les caractères qui occupent un carré supérieur à 2,5 x 2,5 cm sont dits « Grand caractères ».
Les caractères de très grande taille sont dits « Gros caractères ».
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La distinction entre les grands et les gros caractères n’est pas très nette, mais elle se situe entre 5 cm et 7,5 cm environ. L’essentiel est d’aborder les petites écritures avec un pinceau
fin et les autres avec un pinceau plus gros. Le meilleur moyen de vérifier que le pinceau convient bien à la graphie envisagée est de faire un essai. Si vous avez l’impression que l’écriture
exige des mouvements plus amples que ceux que le pinceau vous permet, optez pour un modèle de plus grande taille.
Si vous avez l’impression que le pinceau donne des traits grossiers ou difficiles à maîtriser, changez pour un modèle plus fin. Par conséquent, n’hésitez pas à essayer plusieurs pinceaux afin
de conserver celui qui vous offre le plus d’aisance.
- Les pinceaux à poils blancs.
Les pinceaux blancs ont une touffe souple – poils de chèvre, laine de mouton, plumes d’oie ou de poule. Ils sont particulièrement appréciés pour la calligraphie en raison de leur copieuse
réserve d’encre, qualité indispensable en matière de fluidité d’exécution, notamment pour les gros caractères ou la calligraphie gestuelle. L’idéal est un pinceau en poils de chèvre.
Les pinceaux sont aussi classés en fonction de la longueur de la touffe (pointe) :
- Pointe courte
- Pointe longue
- Pointe extra longue
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Les pinceaux à pointe longue sont plus souples que ceux à pointe courte, mais ils s’avèrent plus onéreux. Les débutants commenceront avec des pinceaux à pointe courte pour adopter au fil de
leurs progrès des modèles à pointe de plus en plus longue.
Quelle que soit la longueur de la touffe, les pinceaux sont par ailleurs disponibles en trois tailles : fin, moyen, et gros. Les pinceaux fins sont conçus pour les petites écritures, tandis
que les gros réservés aux grandes écritures. Les modèles de taille moyenne conviennent à la fois aux petits et aux grands caractères.
- Les pinceaux à poils bruns.
Les pinceaux à poils bruns proviennent d’animaux comme le renard, le loup et le lièvre. Ils sont plus fermes que les modèles à poils blanc. Ils conviennent mieux à la peinture, mais certains
calligraphes apprécient leur nervosité, notamment pour l’exécution des petites écritures. Dans ce cas, les traits plus fins exigent, en effet, une touffe assez raide pour adopter la puissance
expressive voulue. Pour débuter, procurez-vous un jeux de pinceaux en poils de loup pour calligraphie.
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Poils de loup, grands caractères.
Poils de loup, caractères moyens.
Poils de loup, petits caractères.
Pointe longue, poils de loup, grands caractères.
Pointe longue, poils de loup, caractères moyens.
Bien que les écritures de grande taille soient généralement exécutées avec des pinceaux souples, de nombreux calligraphes préfèrent aborder les grands caractères en xing shu et cao shu avec
des pinceaux en poils de loup à pointe longue. Les deux styles exigent, en effet, une exécution plus rapide que les autres, rythme pour lequel les poils de loup possèdent toute la nervosité
voulue
- Les pinceaux à poils noirs.
Il s’agit de pinceaux confectionnés avec des poils plus raides, généralement teints en noir, qui proviennent d’animaux comme le porc, le cheval, l’écureuil ou le raton laveur. Assez onéreux,
ils retiennent mal l’humidité et conviennent mieux aux œuvres gestuelles.
Ils n’existent qu’en pointes longue et extra longue, et leur manche est généralement assez long de manière à faciliter le mouvement du coude. Si la plupart des pinceaux à poils noirs sont
destinés à la peinture, certains sont conçus pour la calligraphie. L’un d’entre eux porte le nom de « Imitation du style de Song ».
Attention : On trouve dans le commerce de nombreux modèles de pinceaux à touffe teinte en noir qui n’on aucun autre intérêt que décoratif car ils ne sont pas assez fermes. Vérifiez toujours
la composition des poils avant d’acheter vos pinceaux.
- Les autres modèles de pinceaux.
Certains pinceaux associent les poils souples aux poils raides. Voici les plus employés en calligraphie chinoise :
50% Poils de lièvre,
50% Poils de chèvre.
70% Poils de lièvre,
30% Poils de chèvre.
30% Poils de lièvre,
70% Poils de chèvre.
Tous sont destinés à l’exécution de petits caractères. Leur touffe se compose d’une cape externe de poils souples qui entoure un cœur de poils plus raides, offrant une pointe plus ferme qui
permet de calligraphier les petites écritures avec fluidité. Pour commencer, procurez-vous plutôt les modèles 50/50 poils de lièvre et de chèvre.
Les pinceaux à poils mixtes sont très appréciés pour les petits caractères. Pour les grands caractères, où il faut disposer d’une bonne réserve d’encre, utilisez plutôt des poils souples.
Enfin, chaque catégorie comporte des pinceaux à pointe de très grande taille dits « pinceaux Ti ». Ils sont plutôt employés pour les grandes calligraphies et les œuvres gestuelles.
- La panoplie du débutant.
Voici un choix de pinceau pour aborder la calligraphie :
Pour les petits caractères.
Pointe courte, poils de chèvre, petits caractères ET pointe courte, poils de loup, petits caractères OU 50/50 poils de lièvre et poils de chèvre.
Ce sont les pinceaux désignés par l’expression « pinceau fins » dans tout l’ouvrage. Pour les modules, il vous suffit de disposer d’un pinceau à pointe courte en poils de chèvre. Si vous
optez pour les très petits caractères, travaillez plutôt avec un pinceau plus raide (poils de loup).
Pour les grands caractères.
Pointe courte, poils de chèvre, grands caractères OU pointe longue, poils de chèvre, grands caractères.
Pour commencer, utilisez un pinceau en poils de chèvre pour petits caractères. Lorsque vous aurez l’habitude de manier ce model, essayer un pinceau pour grands caractères et, s’il vous
convient poursuivez les exercices avec. S’il est trop gros, reprenez le pinceau pour petits caractères ou essayez de calligraphier des caractères encore plus grands.
Collectionneur d'objets d'écriture, au début des années 80, j'ai commencé à utiliser les plumes de ma collection pour esquisser quelques lettres recopiées d'après d'anciens parchemins, progressivement la calligraphie à pris le pas sur la collection.
Après plusieurs années d'exercices en autodidacte, j'ai pris des cours auprès de spécialistes pour améliorer la technique et corriger mes défauts. En 1999 j'ai décidé de franchir le pas en passant professionnel.
Des débuts en autodidacte je garde une méthode d'apprentissage personnelle résultat de plusieurs années de tatonnement, méthode que j'applique dans mes cours. Aujourd'hui je pratique une calligraphie classique dans l'esprit de scribes et de copistes. En tant qu'artisan d'art l'essentiel de mon travail est de répondre à des commandes clients aussi diverses que: noms sur diplômes, adresses, packaging, calligraphies sur céramique, logos, pancartages, maquettes pour tatouage, éléments de décoration ...
Après un séjour en Chine, j'ai cherché, auprès de calligraphe de renom, à apprendre la calligraphie chinoise en paralléle avec des cours de chinois. La découverte et l'apprentissage de cette nouvelle culture calligraphique me permet de m'ouvrir vers la calligraphie contemporaine et de découvrir de nouveaux horizons.
Th. Richard